Excuses
samedi, mai 17, 2008
Gregory Isaacs et Sizzla en concert, ensemble, à Paris : il me fallait une bonne excuse pour ne pas être à Montreuil mercredi 14 mai dernier. Mon excuse la voici : mini-trip à New York City où j'avais rendez-vous avec le futur.
Cela faisait huit ans que je n'avais plus mis les pieds dans la grosse pomme (et je remercie ici-bas ceux qui ont rendu possible ce retour). Mille réfexions ont ponctué mon séjour - tellement que je n'ai pas su les tweeter. Je ne me souviens plus si je me les ai faites en 2000, mais ce qui est sûr, c'est qu'on voit que le 11 septembre est passé par là.
Session de rattrapage - pour que je m'en souvienne la prochaine fois, voici mes minutes new-yorkaises :
En atterrissant à Newark Liberty, j'ai l'impression de pénétrer le royaume de Kim Jong-Il. Conformément aux demandes des autorités américaines pour des raisons de sécurité, nous devons attendre que l'avion soit remorqué à son port d'attache. Les mêmes raisons nous avaient interdit de former des groupes dans l'avion et en particulier autour des toilettes pendant le vol. Attention, ne pas téléphoner avant d'être sorti du terminal, sous peine de se faire confisquer son mobile. "Keep our doors open and the nation safe" est placardé sur les cabines des officiers de l'immigration qui prennent empreinte de l'index gauche, puis droit avant de vous tirer le portrait avec une webcam. Agrandir le plan A peine arrivée, ma première pensée va à Twitter : je sms "just landed in new york and first thought is for twitter : hi y'all! DM me if u r around too" sur mon réseau de microblogging. Me dit que ce réflexe est révélateur de nouveaux usages notamment le besoin de géolocaliser nos réseaux sociaux aux ramifications toujours plus vastes.
Deux jours plus tard, un expert ès Social Media conforte ma pensée et me présente une nouvelle application de Yahoo!, Fire Eagle.
Nous passons Hoboken, "birthplace of Frank Sinatra and Baseball".

Manhattan, enfin, la skyline se dessine au loin. Je réalise indirectement que la disparition des Twin Towers en a changé l'allure et voit des vides partout, incapable de situer exactement leur place tout en voyant qu'elles manques. Depuis leur effondrement, l'Empire State Building est redevenu la plus grande tour de Manhattan, je crois.
Je comprends pourquoi les Américains ont des problèmes d'obésité. Tout ici me semble trop gras ou trop sucré. Le lait est aussi épais que le café censé l'accueillir est léger comme de la flotte - j'ai cru m'être trompée de pot et avoir opté pour de la "cream", but no, it's bel et bien de la "milk". Les crumbles qui couronnent mon muffin du matin me font l'effet de croquer des morceaux de sucre, ils ont dû oublier la farine et les oeufs en route.
Etonnant spectacle un matin sur un carrefour de Times Square. Deux agents de la Brinks livrent une palette de billets vert sur un diable. L'un couvrant l'autre alors qu'il décharge ses piles de feuilles enrobées de plastique, l'arme tirée, prompt à dégainer. Le tout au milieu de la foule pressée qui descend vers les bureaux et s'arrête en masse au feu.
To be continued...
1 Comments:
Raaah, vivement septembre que j'y retourne!
signé
sharky, 17 mai, 2008 23:36
sharky, 17 mai, 2008 23:36
