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La résistible ascension de MCB

"Putain d'Ordinateur!" et tout ce qui m'arrive depuis. Arturo Ui... my way.

Lettres afghanes

jeudi, février 19, 2009

Attention, les propos qui suivent pourraient choquer les esprits sensibles. Depuis mon emménagement, je n'ai toujours pas.... d'accès à Internet chez moi. Si, si ! Une sombre histoire de ligne débranchée par France Télécom, qu'il faut faire réactiver pour pouvoir souscrie un abonnement ailleurs et dont je n'ai pas encore eu le loisir de m'occuper vraiment parce qu'elle implique trop de facteurs IRL.

Du coup, j'ai repris une activité saine : la lecture. Et renoué avec une passion : la BD. J'avais oublié que de lire une bonne BD c'est aussi prenant qu'un épisode de Lost/Prison Break/Desperate Housewives/autre [rayer la mention inutile].

Voyez, Kaboul Disco, de Nicolas Wild. J'ai tréchubé sur la couv en flânant dans les allées d'un Virgin Megastore. Elle m'a rappelé de bons moments passés en compagnie de Guy Delisle ou Marjan "Persépolis" Satrapi. Une BD qui raconte les séjours à l'étranger, je trouve ça toujours d'emblée plus intéressant. Et le titre était alléchant : Kaboul Disco : Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan
.
Dévorée en une soirée, elle m'a incitée, le samedi après-midi à affronter des magasins bourrés à craquer pour trouver le tome 2 "Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan" (ce qui est au moins aussi utile à savoir que comment ne pas se faire enlever).

Que racontent ces simili-manuels de survie en vignettes ? Nous en sommes en 2005, Nicolas Wild se fait passer pour un dessinateur raté qui n'a pour autre perspective que de partir pour l'Afghanistan, où une agence de communication lui propose de mettre la constitution afghane en BD. Sur place, il découvre les soirées d'expatriés, une population qui porte bien son préfixe mais reste néanmoins attachée au sort du pays qui les héberge, la hausse des prix des cigarettes, l'art de porter le Pakol, les méthodes de recrutement de l'armée, les dessous des élections et mille autres choses qui teintent de nuances son récit en noir et blanc.

Les événements prennent une tournure plus dramatique dans le volume 2, l'élan boy-scout de très jeunes entrepreneurs partis prendre part à la reconstruction se heurte à la réalité d'un Afghanistan éreinté et échauffé par cet après-guerre qui semble interminable.
Un regard à la "Lettres persanes", beaucoup d'humour et de finesse... Un superbe voyage graphique.

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posté par MCB, 11:50

1 Comments:

Yes you're back on this one! Comment vas-tu chère journaliste polybloggeuse et multisupports?

A bientôt MCB!

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